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Symphony in aquamarine

RÉALISATION : Dan Popa

GENRE : Documentaire
ANNÉE : 2018
DURÉE : 80 min

Symphonie en Aquamarine est une exploration sensorielle et haptique de notre rapport à l’eau, à la mer, à l’océan. Filmé sur 4 continents, Dan Popa s’incruste tel un observateur spectral dans la vie de travailleurs de la mer, des ports, de la pêche moderne, mais aussi des gens lambdas côtoyant les plages, ou scrutant l’horizon. Symphonie est un hommage à la vie et à l’indomptable désir d’appartenir au monde, un poème en 4 actes sur fond maritime  scandé par une musique traditionnelle qui invite le spectateur à voguer auprès des intervenants non plus comme un observateur, mais un témoin de la camaraderie, ou de la solitude qui les lie. Le film sculpte le temps et cartographie l’espace pour évoquer une expérience tactile et cataclysmique résultant en un film essai digne de Chris Marker, Johan Van der Keuken ou Raymond Depardon. 

Symphonie en Aquamarine is a sensory and haptic (perception through touch) exploration of our relationship with water, the sea, and the ocean. Filmed on four continents, Dan Popa positions himself as a discreet observer in the life of ports, modern fishing environments, sea workers, and amongst the Lambdas people as they roam the beaches and scan the horizon. Symphony is a tribute to life and the profound desire to belong to the world. A poetic composition in 4 acts set against a maritime backdrop and accentuated by traditional music, it invites the viewer to sail with the characters not as an observer but as a witness to camaraderie or the solitude that binds them together. The film shapes time and maps space to evoke a tactile and cataclysmic experience resulting in an essay film worthy of Chris Marker, Johan van der Keuken or Raymond Depardon.

RÉFLEXION DU CINÉASTE À PROPOS :

Symphonie en Aquamarime représente pour moi l’aboutissement d’un long voyage. 
Ce voyage qui à commencé avec la Trilogie du départ ( La Métropolitaine 2010, Taxi pour Deux 2012, et Île et Aile 2014 ) arrive enfin vers un retour dans cette dernière partie de la Symphonie. 
Une Symphonie dans le titre comporte deux significations; D’une part elle présente la structure narrative en quatre mouvements, tel une composition musicale qui se succède de quartes sonatas avec leurs intentions émotives distinctes. D’autre part le titre fait référence aux genre cinématographique de Symphonies de villes. Le film s’inspire d’une approche documentaire expérimentale du début des années 20’( Manhattan par Paul Strand 1921, A propos de Nice par Jean Vigo, et  L’homme à la caméra de Dziga Vertov 1929.). Dans la Symphonie en Aquamarine, à travers un travail de collage à partir du réel, je souhaite proposer un regard sur l’homme dans une ville qui n’est pas la sienne, mais bien un endroit d’amour et de péril que représente cette imposante masse de bleu qui constamment le berce d’un rêve à un autre.